BUDAPEST (Reuters) - La cote de popularité de la Fidesz, parti au pouvoir en Hongrie, a poursuivi sa glissade au cours du mois écoulé, alors que Budapest s'apprête solliciter une nouvelle aide financière auprès du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne.
La formation de droite ne recueille que 16% d'opinions favorables, soit deux points de moins qu'en décembre, selon un sondage Ipsos publié jeudi. L'enquête montre en outre que 57% des électeurs n'ont aucune préférence politique et que 84% jugent la Hongrie sur une voie vouée l'échec.
La Fidesz du Premier ministre Viktor Orban avait obtenu près de 53% des voix au premier tour des législatives de 2010 et dépassé la majorité des deux tiers au Parlement, lui permettant de modifier un grand nombre de législations, dont la Constitution.
Quelque 30.000 Hongrois ont manifesté le 2 janvier dans le centre de Budapest pour protester contre la nouvelle Loi fondamentale élaborée par le gouvernement de Viktor Orban et dénoncée comme une menace pour la démocratie.
Face la crise la dette, au risque de récession et la progression du chômage, le chef du gouvernement a en outre présenté un projet de budget 2012 sous le signe de l'austérité, mais les efforts du gouvernement sont jugés insuffisants Bruxelles.
La Hongrie pourrait perdre son accès aux fonds structurels européens si elle ne fait pas le nécessaire pour réduire son déficit, a averti mercredi Olli Rehn, commissaire aux Affaires économiques et monétaires. Il doit rencontrer des responsables hongrois le 20 janvier après des discussions cette semaine avec le FMI en vue d'un nouvel accord de financement.
Gergely Szakacs; Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Henri-Pierre André